COMMUNICATION
SUR LE DEBAT
D'ORIENTATION BUDGETAIRE POUR 2008 DE
LA COMMUNAUTE
D'AGGLOMERATION EUROP'ESSONNE
Comme pour les communes l’examen du
budget de la communauté d’agglomération
doit être précédé d’un débat
sur les orientations budgétaires. Ce débat doit
être l’occasion d’examiner les grandes priorités
du budget primitif à la lumière des contraintes
budgétaires qui imposent de faire des choix.
La présente communication a donc pour objet de présenter
les orientations budgétaires retenues pour l’année
2008 par le Conseil d’agglomération lors de sa
séance du 24 octobre 2007.
I. LES ORIENTATIONS POUR L’ANNÉE 2008
A/ LES PROJETS
1) Le schéma de cohérence territoriale
Le schéma directeur Nord Centre
Essonne élaboré par le SIEP (valable jusqu’en
2010) s’impose à ce jour comme le seul document
d’urbanisme de référence. Il revient
aujourd’hui à l’agglomération
de conduire l’élaboration de son SCOT.
Le SCOT est un document d’urbanisme dont l’échelle
de référence est l’aire urbaine et peut
regrouper plusieurs agglomérations. Son périmètre
devrait être arrêté par le Préfet
dans le courant du 1er semestre 2008. Le SCOT est un document
à caractère prospectif, qui fixe les orientations
générales de l’aménagement de
l’espace. Il détermine en particulier les équilibres
à maintenir entre zones à urbaniser et zones
naturelles agricoles ou forestières. Il fixe les
objectifs en matière d’équilibre de
l’habitat, de transports en commun ou encore d’équipements
commerciaux ou économiques. Son élaboration
s’inscrit dans une véritable démarche
de projets où les notions de cohérence et
de solidarité servent de fil rouge.
Son élaboration nécessitera le recours à
un cabinet spécialisé et très certainement
une assistance à maîtrise d’ouvrage.
Budget prévisionnel : 150 000 €.
2) Le Plan Local de Déplacement
Le Plan Local de Déplacement est un document de planification
qui doit permettre de mieux organiser les transports, la
circulation et le stationnement sur le territoire.
Il a donc pour objectif d’améliorer les conditions
de déplacements, par exemple en facilitant les cheminements
piétons et cyclistes, en favorisant le développement
des transports collectifs, en traitant des difficultés
de stationnement, en réduisant les nuisances et organisant
les transports de marchandises,…
Il est proposé de lancer un diagnostic des conditions
de déplacements existantes sur le territoire qui
doit permettre ensuite de faire des propositions.
Budget prévisionnel : 50.000 €.
3) Le programme local de l’habitat
En lançant une étude sur le Programme Local
de l’Habitat, Europ’Essonne souhaite démontrer
l’importance qu’elle entend accorder à
l’amélioration durable de la qualité
de vie sur son territoire et notamment la primauté
donnée au logement comme moyen d’action privilégié.
Le PLH traitera de l’habitat au sens large et ne se
réduira pas au seul habitat social.
La communauté d’agglomération attend
donc de l’étude qui va être lancée
qu’un diagnostic approfondi sur la connaissance des
besoins en matière d’habitat et de logement
serve à la définition d’une politique
intercommunale de l’habitat vivante, qui ne soit pas
qu’un simple cadre juridique mais un véritable
outil de gestion et de programmation. Budget prévisionnel
: 100 000 €.
4) La connaissance du tissu commercial
et des principaux enjeux commerciaux sur le territoire
Il est prévu de mener une réflexion prospective
et globale sur la place et les enjeux du commerce sur le
territoire en vue d’établir une stratégie
de développement des équipements commerciaux.
Une étude sera lancée afin
de :
- réaliser une analyse du territoire
et de l’appareil commercial : en s’appuyant
sur les études déjà réalisées
sur cette thématique, cette première analyse
devra permettre de dresser un bilan de l’appareil
commercial et permettre ainsi de cerner les principales
caractéristiques de l’offre commerciale, au
travers de ses forces et ses faiblesses.
- Et définir une stratégie
commerciale : cette seconde partie de l’étude
s’attachera à poser certains principes fondateurs
d’une politique commerciale et à proposer un
schéma directeur d’organisation commerciale
sur la base d’une stratégie de développement
partagée reposant sur un maillage cohérent
des équipements commerciaux, la prise en compte de
la volonté de renforcement du commerce dans les centres-villes,
la limitation des situations par trop concurrentielles et
la priorité donnée à la complémentarité
des pôles identifiés sur l’agglomération,
de l’évolution probable des centres représentant
une concurrence directe (analyse à l’échelle
régionale).
Le budget prévisionnel de cette étude est estimé
à 30 000 €.
5) Le Haut débit
Face à la limitation du déploiement
des réseaux des opérateurs de télécommunications
aux zones les plus attractives, la Communauté d’Agglomération
souhaite disposer d éléments d’aide
à la décision répondant à l’objectif
de développement numérique du territoire.
Europ’Essonne considère que
favoriser l’accès de tous à internet
est un objectif primordial en souhaitant inciter les opérateurs
a accélérer leur offre de desserte haut débit
pour le territoire à destination des villes moyennes,
des entreprises, des points d’accès multimédia,
des espaces ruraux et d’une manière générale
à l’ensemble des citoyens.
Pour ce faire, il est prévu d’actualiser
l’étude réalisée en 2003 à
la demande du SIEP (Syndicat Intercommunal d’Etude
et de Programmation) Nord Centre Essonne dont l’objet
était d’évaluer la faisabilité
technico économique d’une infrastructure haut
débit en fibre noire sur le territoire du syndicat.
Le budget prévisionnel de l’étude
haut débit est de 50 000 €.
6) La requalification des espaces traversés par
la RN20
L’ancienne RN 20 est au cœur
d’un contexte métropolitain stratégique
au sud de la capitale. Cet axe majeur de pénétration
est appelé à se transformer pour s’intégrer
et répondre aux besoins urbains et métropolitains.
C’est un territoire où existent d’importantes
potentialités pour le développement sud de
l’Ile de France : proximité de l’aéroport
d’Orly, grandes infrastructures de transport (autoroutes,
TGV, RER), présence de sites naturels (Parc Naturel
Régional du Gâtinais), et qui présente
une dynamique économique et résidentielle.
Europ’Essonne souhaite participer
à la réflexion sur la requalification de cet
axe majeur à travers la construction d’une
stratégie visant l’utilisation des potentialités
en tant que leviers d’un développement ambitieux.
Il s’agit de bâtir les conditions d’un
projet urbain bien inscrit dans un projet de territoire
et structuré par l’axe de la RN20 en tant qu’élément
organisateur de la ville et des paysages, avec ses attributs
d’urbanité, la qualité de services,
la mixité d’usages, de dessertes, un vocabulaire
architectural adapté mais également une qualité
de vie et d’environnement
Budget prévisionnel : 50 000 €
7) Un programme communautaire du développement
durable
La Charte d’Europ’Essonne prévoyait
qu’il fallait organiser la complémentarité
des villes avec une vision prospective, favoriser la mise
en commun des atouts de chacune des ville, mutualiser dans
les domaines d’intérêt communautaire
les moyens et les charges, développer des projets
cohérents afin de répondre aux besoins et
souhaits des populations et assurer la promotion du territoire,
dans une logique de proximité, d’un développement
harmonieux et maîtrisé afin de créer
une identité communautaire.
Une réflexion devra être menée
afin de s’assurer que la mise en œuvre de ses
priorités se fasse dans le respect d’un développement
durable du territoire.
Budget prévisionnel : 50.000 €
8) L’école de la deuxième chance
L’école de la deuxième
chance en Essonne inscrit son action dans l’esprit
et la lignée des opérations conduites au sein
du réseau européen des écoles de la
2ème chance présent dans plus de 10 pays de
l’Union. Cette école vise les jeunes adultes
ayant dépassé l’âge de la scolarité
obligatoire, sortis du système scolaire sans qualification
ni diplôme et rencontrant de ce fait des difficultés
d’insertion. L’objectif de cette école
est de donner à ces jeunes le bagage scolaire et
social minimum pour accéder à une formation
diplômante voire pour les meilleurs d’entre
eux un emploi. Une école existe déjà
à Ris-Orangis depuis 2004. L’ouverture d’un
deuxième établissement dans le nord ouest
du département a été décidé
par l’ensemble des partenaires financeurs locaux (CG
91, Région, CAPS, Europ’Essonne et la ville
des Ulis). Les financements nécessaires au démarrage
sont d’ores et déjà disponibles sur
un fond de réserve alimenté par le CG 91.
Le fond social Européen sera également sollicité.
En 2008, la participation financière
d’Europ’Essonne sera de 40 000 € sur un
budget global de 560 000 €.
9) Le développement des moyens de fonctionnement
En 2007, Europ’Essonne s’est
dotée d’une administration dite « transitoire
» s’appuyant sur les compétences existantes
dans chaque commune afin d’être immédiatement
opérationnelle.
En 2008, la Communauté d’Agglomération
devra se doter d’une administration et de locaux adaptés
à ses besoins.
10) Le développement de l’image
d’Europ’Essonne
Dans cette phase de construction et de structuration de
la communauté d’agglomération, il est
nécessaire de développer l’image d’Europ’Essonne
avec la création et la publication de documents de
communication sur l’ensemble du territoire (100 000
€), la participation au Salon de l’immobilier
des entreprises (20 000 €), la pose de panneaux d’entrée
de ville (30 000 €) et la création d’un
site internet (7000 €)
B/ LA FISCALITE
Il est proposé de maintenir le taux
de taxe professionnelle unique à 15,15 pour l’année
2008.
Bien que ce taux de TP Unique soit constant, les taux de taxe
professionnelle de chaque commune continueront à augmenter
et diminuer selon les communes pendant la période de
lissage des taux qui a été fixée à
8 années.
II. LES GRANDES MASSES DU BUDGET
1) Les recettes de fonctionnement
Le produit de la taxe professionnelle
Dans l’attente de la transmission des bases imposables
de TP par les services fiscaux en mars 2008, il est proposé
de reconduire le produit de TP notifié en 2007 (53
959 300 €) en déduisant la contribution liée
au plafonnement sur la valeur ajoutée notifiée
en 2007 (196 997 €) et l’impact de la première
année de mise en œuvre de la cotisation minimale
de TP (188 866 €) soit un produit prévisionnel
de taxe professionnelle de 53 573 000 €.
Les compensations de taxe professionnelle
Il est proposé de reconduire les produits notifié
en 2007 des compensations de TP liés aux exonérations
ZFU/ZRU (47 267 €), liés à la part recettes
(502 202 €), liés aux activités équestres
(1034 €) soit un total prévisionnel de compensations
de TP de 550 000 €.
La DGF-dotation de compensation de la part
salaires
Le taux d’évolution de la compensation de la
part salaire est de 35 % de taux d’évolution
de la DGF. Il est proposé de retenir un taux prévisionnel
d’évolution de la DGF de 1,8 % (2,50 % en 2007)
soit 0,63 % d’évolution de la compensation de
la part salaires ce qui porte le produit prévisionnel
à 29 974 000 €.
La DGF-dotation d’intercommunalité
En ce qui concerne la Dotation Globale de Fonctionnement d’intercommunalité,
la communauté d’agglomération est éligible
à la dotation de base et est exclue de la dotation
de péréquation car le potentiel fiscal par habitant
est supérieur à deux fois le potentiel fiscal
moyen des communautés d’agglomérations.
La dotation de base est calculée en fonction de critères
objectifs (population, potentiel fiscal et coefficient d’intégration
fiscal (CIF)). En 2007, le CIF pris en compte est le CIF moyen
des communautés d’agglomérations.
En 2008, la DGF d’intercommunalité
rentre dans le cadre d’un mécanisme de garantie
maintenant le montant de la DGF 2007 valorisé de la
progression de la dotation forfaitaire des communes. Il est
proposé de retenir une progression de 1% (1,52 en 2007)
soit un montant prévisionnel de DGF d’intercommunalité
de 1 525 000 €.
Au total le montant des recettes attendues
s’élèverait à 85 622 000 €.
2) Les dépenses de fonctionnement
L’attribution de compensation initiale
L’attribution de compensation initiale répond
au principe de neutralité financière du passage
de la taxe professionnelle des communes à la Communauté
d’Agglomération en prenant comme référence
le produit de TP 2006 (compensations comprises) soit 82 813
615 €. Cette attribution de compensation devra être
majorée des rôles supplémentaires 2006
perçus en 2007 et être minorée des charges
transférées par les communes à la communauté
d’agglomération telles qu’elles auront
été déterminées et chiffrées
par la CLETC.
La dotation d’intéressement
et la Dotation de Solidarité Communautaire
Conformément aux décisions des élus communautaires,
l’enveloppe financière permettant d’alimenter
ces deux dotations correspondra en 2008 à 80 % des
bases supplémentaires de TP constatées en 2008
(en référence à l’année
2006). En 2007, la variation positive des bases a généré
un produit supplémentaire de TP de 1 348 496 €
dont 90 % a alimenté l’enveloppe financière
de ces deux dotations soit 1 216 646 €. Dans l’attente
de la notification des bases, il est proposé d’inscrire
80 % de la croissance constatée en 2007 après
avoir déduit l’impact de la cotisation minimale
qui entraîne une perte de bases (188 866 €) soit
une enveloppe prévisionnelle AC/DSC de 927 000 €.
Frais de personnel
Il est proposé de prévoir le recrutement de
deux agents de catégorie A dont un juriste, trois agents
de catégorie C et de reconduire les dépenses
de personnel liées à la mise à disposition
d’un agent et aux activités accessoires des agents
en charge de l’administration « transitoire »
pour un montant total de 315 000 €.
Ce montant prend en compte une revalorisation de 0,5 % de
la rémunération des agents de la fonction publique
territoriale.
Indemnités des élus et cotisations retraites
En maintenant les indemnités des élus tels que
définis par la délibération n°EE
2007.2.10 du 13 février 2007 et les cotisations retraites,
la dépense prévisionnelle 2008 est de 273 000
€.
Les charges à caractère général
Le chapitre de dépenses comprend les charges courantes
(énergie, location, télécommunication,
assurance, affranchissement, reprographie) ainsi que l’adhésion
au Groupement d’Intérêt Public de l’OIN
(200 000 €), et la participation au SITC, au SIEP, à
l’école de la 2ème chance.
L’ensemble des charges à caractère général
est estimé à 441 500 €.
Les études
Le lancement de l’agenda 21 pour un budget prévisionnel
de 50 000 € (reconduction BP 2007)
3) Les recettes d’investissement
Les recettes d’investissement sont constituées
de Fonds de Compensation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(FCTVA) qui est perçue dans l’année pour
un montant correspondant à 15,462 % des dépenses
d’investissement éligibles soit (50 000 €).
Le budget de fonctionnement étant excédentaire,
et dégageant une capacité d’autofinancement
des investissements, il est décidé d’effectuer
un virement de la section de fonctionnement à hauteur
de 382 000 € pour couvrir les dépenses d’investissement
sans recours à l’emprunt.
4) Les dépenses d’investissements
Les dépenses d’investissements sont essentiellement
composés des études liées aux compétences
de l’agglomération (Programme Local de l’Habitat,
schéma de cohérence territorial, haut débit,
…) ainsi que la fourniture aux communes des panneaux
d’entrée de ville « Europ’Essonne
» et l’achat de quelques mobiliers et matériels
informatiques.
Telles sont les grandes lignes des orientations
budgétaires pour l’année 2008 qui ont
été adoptées par le conseil communautaire.
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