COMMUNICATION
SUR LE PLAN
DES DEPLACEMENTS DE LA COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION EUROP'ESSONNE
: PROCEDURE D'ENGAGEMENT, LANCEMENT DE LA CONSULTATION ET
DEMANDE DE SUBVENTIONS
La loi sur l’air et l’utilisation
rationnelle de l’énergie (LAURE) de décembre
1996 a rendu obligatoire l’élaboration de Plan
de Déplacements Urbains pour les agglomérations
de plus de 100 000 habitants. Compte tenu de la spécificité
de la région parisienne, un PDU a été
élaboré sur l’échelle régionale
(PDUIF) et approuvé par arrêté inter préfectoral
en décembre 2000, conduisant les communautés
d’agglomérations de la région parisienne,
à élaborer des Plans Locaux de Déplacements
en fonction des orientations fixées à l’échelon
régional.
Les principales orientations du PDUIF sont de :
- diminuer le trafic automobile,
- développer l’usage des transports collectifs
et les moyens de déplacements économes et non
polluants,
- développer l’usage de la marche à pieds
et du vélo,
- aménager et partager la voirie en l’affectant
aux différents modes de transports,
- organiser le stationnement,
- organiser le transport et la livraison de marchandises de
façon à réduire les impacts sur la circulation
et l’environnement,
- encourager les entreprises à favoriser l’utilisation
des transports en commun et le covoiturage pour le transport
de leur personnel.
Par arrêté préfectoral n° 2006-PREF.DRCL/769
du 26 décembre 2006, le Préfet de l’Essonne
a arrêté la définition du périmètre
de l’EPCI et validé les statuts de la communauté
d’agglomération Europ’Essonne, qui prévoient
au titre des compétences facultatives les transports
avec notamment l’élaboration d’un Plan
Local des Déplacements incluant un schéma directeur
des circulations douces.
Le PLD se réalise de la manière suivante :
- l’organe délibérant de la communauté
d’agglomération engage par délibération
la procédure d’élaboration et détermine
le périmètre de l’étude. Le Préfet
définit ce périmètre par arrêté
dans un délai de trois mois.
- Parallèlement, une procédure de mise en concurrence
est lancée pour choisir un bureau d’étude
chargé d’accompagner la Communauté d’agglomération
et les communes dans l’élaboration du PLD.
Dans un premier temps, la mission consiste en l’élaboration
d’un diagnostic dressant un état des lieux quantitatif
et qualitatif de l’organisation des déplacements
et des transports sur le territoire afin de dégager
les principaux enjeux et dysfonctionnements auxquels il convient
d’apporter des réponses dans le cadre du PLD.
Ensuite, des stratégies d’organisation des déplacements
sont proposées en portant notamment sur la hiérarchisation
du réseau de voirie et de transports collectifs, l’aménagement
des voies, l’amélioration des conditions d’accès
aux principaux équipements, le stationnement, le développement
des zones 30, un schéma directeur des circulations
douces, les actions de sécurité routière,
la livraison des marchandises, la mise en place d’une
démarche partenariale avec les entreprises génératrices
de nombreux déplacements, la signalétique, l’amélioration
de l’information des usagers, la mise en place d’outils
pédagogiques et de sensibilisation ciblés.
Enfin, la stratégie retenue est déclinée
sur les différents thèmes sous la forme de fiches
actions hiérarchisées en fonction de leur intérêt,
de leur efficacité et de leur coût pour atteindre
les objectifs et répondre aux enjeux préalablement
identifiés.
- L’organe délibérant de la communauté
d’agglomération arrête le projet de PLD.
- Dans un délai de trois mois après l’arrêt
du PLD, une consultation des personnes publiques est lancée
(représentant de l’Etat, STIF, conseil régional,
conseil général, conseil municipaux).
- Le projet et les avis sont soumis à enquête
publique pendant au moins 15 jours.
- Approbation du PLD par l’organe délibérant
de l’EPCI après éventuelles modifications
résultant de l’enquête publique.
Des subventions peuvent être sollicitées auprès
du conseil régional, du STIF, du conseil général
de l’Essonne et de l’ADEME pour le financement
des études.
L’élaboration du PLD suppose une association
de multiples intervenants : Etat, Conseil Régional,
Conseil Général, transporteurs, chambres consulaires
et représentants des usagers. Il peut être créé
à cet effet un comité local, constituant l’instance
de concertation du projet.
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